Communication : le média-training de Christine Lagarde

Profitons de la relative tranquillité de ce début de mois d’août pour prendre connaissance d’ une vidéo réalisée en décembre 2008 qui nous en apprend beaucoup sur la préparation des hommes politiques aux interventions publiques. Ici, plus particulièrement Christine Lagarde.
Le media-training est une technique de communication venue du monde de l »entreprise, il y a une trentaine d’années, et désormais appliquée au monde de la politique, d’extrême-gauche à l’extrême-droite. Il s’agit, pour un responsable politique ou d’entreprise, de se préparer a absolument tous les paramètres d’une intervention dans les médias (regard, vocabulaire, prestance, registre de vocabulaire, petites phrases…) et évidemment de préparer la cosmétique de l’argumentaire.
La promotion d’un décret ou d’une loi c’est comme la promotion d’un film : Press-junket, pitch et phrases préparées + bonne bardée de journalistes cire-pompes quand ils ne sont tout simplement pas dans la connivence (ou compagnons de ministres, spécialité française).
Via Sébastien Musset.



C’est la manière de l’être qui est intéressante, mais pour s’en rendre compte il faut lire plus que le titre.
Quelle non information ! Les hommes/femmes politiques sont média trainés ? Whaouh…
Marie-George Buffet, numéro un du Parti communiste français, s’est prononcée lundi 10 août pour la création d’un « pôle financier public » et pour la suppression du bouclier fiscal.
Au micro d’Europe 1, la secrétaire nationale du PCF a rappelé qu’on a « garanti aux banques 360 milliards d’euros sans aucune contrepartie, par exemple sur leur politique de crédit ».
Le PCF propose donc « la création d’un pôle financier public qui serait capable de jouer un rôle moteur dans une politique de crédit permettant une relance industrielle », a-t-elle dit, faute de quoi « les banques auront toujours les mains libres pour faire des bonus pour les traders et pour les actionnaires ».
http://www.lesechos.fr/info/france/afp_00173559-marie-george-buffet-pour-la-creation-d-un-pole-financier-public-.htm
Je rappelle ce qu’écrivait sur son blog le gaulliste Nicolas Dupont-Aignan le 15 avril 2009 :
« Une information est passée inaperçue dans la presse…
Il s’agit de la souscription par l’Etat et sans droit de vote de 17,03 % du capital de la BNP ! L’Etat français est ainsi devenu le premier actionnaire de cette banque après une augmentation de capital.
Mais l’Autorité des marchés financiers précise bien qu’elle ne dispose cependant d’aucun droit de vote car il s’agit de 187 millions d’actions de préférence sans droit de vote, émises par BNP Paribas pour un montant de 5,1 milliards d’euros.
La Grande Bretagne, les Etats-Unis, l’Allemagne même n’hésitent pas eux à devenir de vrais actionnaires !
La France de 2009 préfère verser l’argent du contribuable sans en contrôler l’usage ! C’est une véritable honte démocratique. »
http://blog.nicolasdupontaignan.fr/index.php/post/2009/04/15/La-BNP-a-gagn%C3%A9-le-gros-lot-%21
Conclusion : si on laisse la banque au secteur privé, si on laisse le crédit au secteur privé, les traders continueront à spéculer et à gagner des milliards d’euros.
La banque, le crédit, la monnaie sont des services publics.
La banque, le crédit, la monnaie doivent être nationalisés.
L’Etat doit prendre au moins 50 % du capital des banques pour pouvoir ENFIN remplir une mission de service public.
Certains trouveront bizarre ce rapprochement entre le PCF et les gaullistes.
En fait, ce rapprochement entre le PCF et les gaullistes date de 1944. Le 15 mars 1944, le PCF, les gaullistes, et tous les autres résistants écrivent ensemble un programme, le programme du Conseil National de la Résistance, toujours d’actualité en août 2009 :
« le retour à la nation des grands moyens de production monopolisée, fruits du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurances et des grandes banques »
http://fr.wikisource.org/wiki/Programme_du_Conseil_national_de_la_R%C3%A9sistance
Comme en 1944, la VRAIE ligne de fracture n’est plus aujourd’hui entre la gauche et la droite.