Élie Domota, leader du LKP, indépendantiste?
Au Volontaire, nous défendons les valeurs du républicanisme, au sens initial, inventées lors de la Révolution Française. Du social et de la fraternité. C’est pourquoi nous soutenons la grève générale en Guadeloupe. Malheureusement des revendications anti-républicaines qui menacent de briser la fraternité entre les citoyens semblent se manifester. Ce sont l’indépendantisme et le racialisme, qui viennent se greffer insidueusement aux justes luttes sociales.
Le syndicaliste Élie Domota est le chef du LKP (« Liyannaj kont pwofitasyon » c’est à dire « ensemble contre l’exploitation »), le collectif qui mène pour le moment le mouvement social en Guadeloupe.
Des revendications indépendantistes sous-jacentes
Jusqu’ici les revendications indépendantistes étaient restées en sourdine au profit de la lutte purement sociale. Mais il se trouve qu’elles finissent par ressortir dans la bouche de certains. Parmis ceux-ci, Élie Domota.
Ce n’est pas dans l’utilisation du Créole qu’on la sent poindre, car si ce n’était que ça, les ch’tis seraient indépendants depuis longtemps. Le danger vient plutôt d’un cocktail dangereux qui fait opposer la Guadeloupe à la métropole en mélangeant crise économique, racisme, et colonialisme. C’est que certains voudraient transformer la grève en mouvement identitaire, en faisant passer le message que les guadeloupéens ne sont pas des français.
Élie Domota racialiste ?

Élie Domota en fait partie. Il parle insidueusement de « la presse étrangère » pour désigner les télévisions venues de métropole pour couvrir le mouvement. Il n’a de cesse de rappeler l’heure de la colonisation, d’opposer blancs et noirs, en se servant de l’exemple des « békés », ces patrons blancs qui dominent l’économie de l’île : la situation est malheureuse mais est-ce un problème de race ? Le faire croire peut-être dangereux, et si pour l’instant Domota tient ses troupes on ne peut que craindre qu’elles le débordent.
Une indépendance impopulaire
Malgré tout les guadeloupéens sont largement défavorables à l’indépendance, qui d’ailleurs ne ferait qu’aggraver le problème de la vie chère dans l’île. C’est pourquoi les indépendantistes ne mettent pas cette revendication au premier plan. Mais il n’empêche que la grève est conduite par des hommes dont c’est l’une des principales motivations, est-ce bien sain?
Peu d’articles sur internet à ce sujet, vous pouvez voir chez Rue89



Laurent a très bien répondu. La question du sujet est « est-ce que Domota est indépendantiste » ? La réponse est donnée, par l’article, et par les commentaires.
Ce n’est pas parce qu’il ne le dit pas ouvertement dans le cadre du LKP et de la grève que ses intentions ont disparues. Nous le disons aussi.
À part ça, on a tout de même le droit de s’exprimer à propos d’un territoire français même si on n’y habite pas, non ?
Salut et Fraternité !
Chassons le de la France ! il ne veu plus être français étant indépendantiste.
Bannissons le avec ses sbires.
DEPUIS LE DÉBUT JE DIS QUE
« Le LKP n’est pas un syndicat mais un collectif, qui ne regroupe pas que des mouvements indépendantistes. Élie Domota est en revanche bien le secrétaire général du l’Union Générale des Travailleurs de Guadeloupe (UGTG), inépendaniste et racialiste »
(copié-collé de mon premier message)
J’ai même envoyé ce premier message pour expliquer que Pierre Sobre se trompait en écrivant dans son article que le LKP était indépendantiste (confondant le LKP et l’UGTG).
Alors, Tony, merci de lire ce qu’écrivent vraiment les uns et les autres avant de me répondre …en interpellant quelqu’un d’autre !
Par ailleurs, sur mon blog
http://politique.hautetfort.com/archive/2009/02/19/liyannaj-kont-pwofitasyon.html
j’écris notamment :
« Pourquoi accepter dans des DOM l’existence de monopoles économiques qui engendreraient immédiatement une nouvelle Révolution française en métropole ? »
ALORS, LISEZ LES MESSAGES AVANT DE RÉPONDRE N’IMPORTE QUOI !!!
oui mais ce que vous ne dites pas c’est que le LKP est une alliance de plus de 50 associations qui comprend des noirs des blancs, des représentants de l’UMP de la Gauche, des assoces culturelles…et que le L.K.P a reçu le soutien d’un collectif de métropolitains vivant en Guadeloupe qui denoncent également la vie chere.
Arrêté de cautionner les dérives békés et dites aux gens vraiment ce qu’est le L.K.P au lieu de le diaboliser.
Vous parlez de l’indépendance comme si vous vouliez nous l’imposer alors que les habitants de Guadeloupe n’y ont pas fait allusion dans leurs revendications.
Domota est mis en examen par ce qu’il a dit que les patrons blancs qui ne voulaient pas signer quitteraient la Guadeloupe et qu’il n’allait pas laisser un pti groupe de békés rétablir l’esclavage…
Je trouve severe cette mise en examen quand j’ai entendu pendant la campagne présidentielle la France tu l’aimes la ou tu la quittes…
Pour moi ce sont des propos d’hommes qui aiment leur pays ouii mais des propos qui sonnent pas pareil dans toutes les oreilles…
Répondez à une simple question vous qui savez tout…
Au nom de qu’elle structure Domota à t’il interpellé l’état sur les dérives békés est ce au nom du LKP ou au nom de l’UGTG ?
Merci de votre réponse M. SOBRE.
Moi quand je veux la vérité je vais aux sources :
Élie Domota est le secrétaire général du l’Union Générale des Travailleurs de Guadeloupe (UGTG).
1. L’UGTG est indépendantiste :
« - Considérant la résolution 1514 de l’Assemblée générale de l’ONU du 14/12/1960 reconnaissant : – Le désir passionné de liberté de tous les Peuples dépendants et le rôle décisif de ces Peuples dans leur accession à l’indépendance ; – Que les Peuples du monde souhaitent ardemment la fin du colonialisme dans toutes ses manifestations ; – Que tous les Peuples ont un droit inaliénable à la pleine liberté, à l’exercice de leur souveraineté et à l’intégrité de leur territoire national ; – Que tous les peuples ont droit à la libre détermination de leur statut politique et de leur développement économique, social et culturel ;
- Considérant l’existence du Peuple Guadeloupéen confirmé par son histoire particulière, sa langue, son territoire, ses croyances, ses pratiques sociales et culturelles, mès é labitid an nou ;
- Considérant la revendication des Guadeloupéens à être maîtres de leur devenir ; revendication perpétuellement niée et invalidée par l’Etat colonial Français avec la complicité des élus locaux ;
Soutient :
- Que le droit du Peuple Guadeloupéen à l’autodétermination et à l’indépendance nationale est naturel, légitime et inaliénable ;
- Que les intérêts de la classe ouvrière, des producteurs, de la jeunesse, des créateurs, des retraités, …., ne seront préservés que par leur engagement dans la lutte pour la libération nationale et la pleine souveraineté ;
- L’organisation d’une Conférence des Organisations Syndicales des Nations Sans Etat en défense des libertés fondamentales et singulièrement du droit des Peuples à disposer d’eux-mêmes ;
Exhorte :
- L’ensemble des militants des Unions et Secteurs de l’UGTG à mettre en œuvre, dans tous les secteurs d’activités, des revendications tant stratégiques que quotidiennes, répondant aux exigences des Travailleurs et du Peuple de Guadeloupe pour la libération complète de la classe ouvrière et du Peuple Guadeloupéen, pour l’indépendance nationale ;
(extrait de la résolution adpotée au XIIe congrès de l’UGTG (2-5 avril 2008)
2. L’UGTG est racialiste :
« - Considérant les rapports de domination coloniale, raciale et capitaliste qui caractérisent la société Guadeloupéenne avec au sommet de l’échelle sociale les blancs Français, Békés et Européens et en bas, les Guadeloupéens d’origine Africaine et Indienne ;
- Considérant l’immigration massive, organisée, des Français et Européens en Guadeloupe visant à terme le génocide par substitution du Peuple Guadeloupéen ; »
(extrait de la résolution adpotée au XIIe congrès de l’UGTG (2-5 avril 2008)
CQFD.