Après la grève du 19 mars, Sarkozy ne veut rien savoir !
Entre 1,2 (police) et 3 millions (syndicats) de personnes dans 229 manifestations au travers de la France. Des revendications multiples qui convergent en deux points : défense du service public et soutien au pouvoir d’achat. Une belle mobilisation le 19 mars mais à laquelle le gouvernement adresse une fin de non-recevoir.
Nicolas Sarkozy alors à Bruxelles, nous fait simplement savoir que les mesures annoncées le 18 février se poursuivaient, bon an mal an. Sans comprendre que la grève du 19 mars est justement une réponse à la faiblesse de ces mesures. Véritable incompréhension ou stratégie attentiste ?
Cette réaction du gouvernement n’est pas étonnante. Fillon avait prévenu. Mais elle peut inquiéter. N’est-ce pas favoriser des actions et prises de position plus radicales ? Les citoyens pourraient se lasser des balades syndicales au soleil, mais les revendications seraient toujours là. Quels moyens trouvera-t-on alors pour tenter de les imposer ?
Alors que le dépassement des syndicats se fait sentir, il serait bon que le gouvernement, et donc en fait, Sarkozy, se rende compte (accepte) qu’une crise de cette ampleur ne peut que faire changer la politique de son gouvernement. Il doit prendre en compte la situation difficile dans laquelle sont plongés des gens qui n’ont rien fait pour provoquer la crise, eux.




















