Grève du 19 mars : Pourquoi Sarkozy en a peur
En 4 points, pourquoi la grève du 19 mars embête Sarkozy, le gouvernement, et l’UMP. De leur décisions vont dépendre toute la suite du mouvement.
La grève du 19 mars soutenue par l’opinion
Avec la crise qui avance, la colère monte et rassemble de plus en plus de monde. L’unité syndicale du 29 janvier et du 18 février sera toujours présente le 19 mars. Les secteurs public et privé vont défiler, avec sans doute encore une mobilisation record.
D’autant plus que la grève est incroyablement soutenue par l’opinion : un sondage Ifop pour Paris Match publié mardi 17 mars annonce que 78% des français soutiennent la grève. 53% des sympathisants UMP y sont favorables ! Un choc pour Sarkozy, qui devra en prendre compte, de gré ou de force.
L’exemple Guadeloupéen
Une grève soutenue par autant de monde, ça n’a pas été vu depuis bien longtemps. Et le pourcentage était encore plus nombreux de gens en faveur de la grève générale en Guadeloupe, pourtant bien plus radicale. C’est le signe que l’opinion publique évolue, que le peuple dans son ensemble entre dans la lutte. On a tous vu qu’une grève générale est possible et semble être le seul moyen de parvenir à nos fins.
La grande question étant de savoir ce que donnerait un tel événement en métropole. Pour éviter ça le gouvernement, bien qu’il dise le contraire, devra réagir. Le tout est de voir comment.

photo : cedstyle33 - Flickr
Sarkozy devra encore lâcher
Le 29 janvier, première grande grève de 2009, a donné une intervention télévisée du chef de l’État et quelques miettes au peuple. Ou en tout cas ce n’était franchement pas suffisant. D’où une nouvelle grève le 19 mars. Il est certain que Sarkozy devra avoir une réaction positive face aux revendications. Sans doute encore des miettes, à additionner aux précédentes. Sarkozy devra infléchir sa politique et ça il ne va pas aimer.
Imaginons qu’il se bloque, se braque ? C’est toujours possible, mais quelle erreur politique ! Le mécontentement social monterait en flèche, avec une radicalisation du mouvement, et de véritables blocages en plusieurs endroit. Ce serait fortement encourager la grève générale.
Une crise qui ne fait que commencer
La crise est partie pour durer. Certains pays comme en Europe de l’est on beaucoup de mal à l’affronter, et l’Union Européenne montre ses limites. Les hypothétiques effets des plans de relance ne seront pas visible avant 2010. La banque centrale anglaise (BOE) fait marcher la planche à billets, la banque centrale européenne (BCE) y pense, ce qui veut dire qu’on grille les dernières cartouches.
Tout ceci aura forcément un impact social, comme on en voit les débuts. Logiquement, des changements politique se feront, dont on a encore aucune idée ni de la teneur ni de l’ampleur. Sarkozy et son gouvernement se trouve au coeur de cette tourmente. Quoiqu’en dise leur communication, la tension monte à l’Élysée et sur le terrain on sent bien que l’UMP délaisse les élections européennes : les temps sont durs pour tout le monde.


