La Tribune abandonnerait les kiosques pour internet
La Tribune saute le pas. Fini les kiosques, c’est uniquement par abonnement et sur internet que le quotidien serait disponible d’ici la fin de l’année, si l’on en croit la directrice générale Valérie Descamps. Conséquence du repositionnement du titre, repris en 2008 par Alain Weil (groupe Nextradio, BFM).
En janvier 2010, le journal a enregistré une diffusion France payée de 70.408 exemplaires (OJD), soit 6,6% de plus qu’un an plus tôt, et de 70.609 en février (chiffres éditeurs) sur une diffusion totale déclarée de 81.237 (+5,9%).
“Pour un éditeur, le plus important est de connaître ses clients, ce qui est possible avec des abonnés, au papier ou au numérique. Nos ventes en kiosques représentent environ 4.000 exemplaires et compte tenus des coûts liés à leur diffusion, ce n’est guère intéressant”, a expliqué Mme Descamps.
2/3 des abonnés de La Tribune sont des entreprises, avec des abonnements groupés allant de 5 à 4 500 (un groupe bancaire).
La suppression des vente en kiosque est donc judicieuse : pour 4000 ventes, il faut en imprimer beaucoup plus pour alimenter les points de ventes. Et dans il y en a 1 500 où La Tribune ne vend qu’un exemplaire…
Le cas du quotidien économique est donc singulier, et impossible de le comparer à un grand quotidien généraliste qui déciderait de se retirer des kiosques pour se recentrer sur internet et l’abonnement : La Tribune diffuse 20 fois plus par abonnement que par kiosque. On n’en est pas là chez Le Monde ou Le Figaro.
Mais l’aventure de La Tribune pourrait servir aux autres pour apprendre, et faire évoluer leur propre site, pour le faire devenir plus qu’un relai ou une présence obligatoire, mais bien un point névralgique de leur publication, qui pourrait bien être vital.










