Les 500 signatures de maires : plus personne n’en parle!
Qu’est devenu le débat sur les 500 signatures à avoir pour pouvoir se présenter aux élections présidentielles ? Va-t-on attendre 2012 et recevoir des promesses pour 2017 ?
Le mécanisme
Chaque candidat doit recueillir 500 signatures d’élus pour avoir le droit de se présenter au vote.
Ce système a été mis en place en 1962 par Charles De Gaulle en même temps que l’élection du président de la république au suffrage universel direct, pour éviter un trop grand nombre de candidats aux élections présidentielles. Il fallait à l’époque obtenir le soutien d’au moins 100 élus. La barre est montée à 500 en 1976. Sans ces signatures on ne peut participer à l’élection. Précisons que ces signatures doivent provenir d’au moins 30 départements et territoires d’outre-mer différents, et qu’on ne peut cumuler que 50 signatures par département au maximum.
Les élus qui peuvent signer sont les maires, mais aussi les sénateurs, les conseillers régionaux, les membres des assemblées d’outre-mer et de l’assemblée de Corse, et les élus du conseil supérieur des Français de l’étranger.
On avait auparavant jusqu’à 18 jours avant le premier tour pour présenter ses signatures, il faut depuis 2007 les déposer 37 jours avant au maximum. Ces signatures sont ensuite publiées au Journal Officiel. Ceux qui auront réussi cette étape recevront une avance de 153 000 € pour financer leur campagne.
Les noms des 500 signataires seront rendus publics, toutefois si le candidat a réuni plus de 500 signatures ce seront uniquement 500 noms qui seront publiés, tirés au sort.
Les changements possibles
En 2007 cette étape a été fatale à un candidat qui jouit pourtant d’une certaine notoriété : Nicolas Dupont-Aignan. Il aurait pourtant certainement pu se présenter s’il avait suffi de 100 signatures. Mais est-ce la seule solution ? Certains préconisent un parrainage citoyen, comme par exemple une pétition de 100 000 noms pour permettre aux candidats de se présenter.
Toujours est-il que depuis l’élection présidentielle, alors que cette question avait fait débat pendant la campagne, absolument plus personne n’en parle. Si bien que si les médias ne remplissent pas leur rôle, la question ne resurgira probablement qu’en 2012 lorsque d’autres candidats à l’élection peineront à récolter leurs signatures.
Peut-être aussi faudrait-il arrêter de faire pression sur les élus ? Car oui, ils en subissent, que ce soit de la part de personnalités politiques lorsqu’ils, sont dans un parti, qui les menacent de le retirer leur soutien, ou bien même par les citoyens qui peuvent reprocher à leur maire d’avoir signé pour tel ou tel candidat. C’est là qu’on aborde un point important : la signature donnée par les élus ne manifeste pas un soutien de leur part, mais une présentation. C’est ce qui fait toute la différence, le maire ne soutient pas, il présente, il estime que la démocratie exige que tel ou tel candidat puisse se présenter à l’élection.
Une nécessité démocratique
On peut donc dire que la démocratie aurait tout à gagner d’une réforme de ce système. Plus de candidats, c’est plus de choix pour les électeurs. En effet en 2007, les seuls candidats qui avaient fait campagne pour le non à la constitution européenne se situaient soit l’extrême droite soit l’extrême gauche. Aucun candidat républicain si ce n’est la communiste Marie-George Buffet.
Force est de constater que les 500 signatures constituent en fait une barrière à la démocratie empêchant certains candidats se présenter, alors même qu’ils sont députés comme Dupont-Aignan, et d’autres à s’allier à de plus gros partis. Dans ce cas on voit bien à qui profite le crime.



Marie-George Buffet un candidat républicain?
Vous avez une drôle de conception de la République, ou bien alors du Parti Communiste Français !