Les liens entre le travail le dimanche, la vente à perte, et Émile Zola
Actuellement l’objet de débats dans et hors de l’Assemblée, le texte sur le travail dominical sera source de conséquences néfastes dans plusieurs hypothèses.
Outre celle de savoir si cette mesure augmenterait le chiffre d’affaire, si les salariés y gagneraient quelquechose, ou si les travailleurs volontaires sont une bonne excuse, il existe celle relative aux petits commerçants.
Nul besoin de rappeler qu’ils sont essentiels à la vie en ville et en village pour ce qui est des activités économique et sociale.
Dans Au bonheur des dames d’Emile Zola, il est fait la description d’un commerçant qui se bat contre un grand magasin. La vente à perte était autorisée (désormais interdite, article L442-2 du code de commerce). Le grand magasin pouvait donc vendre un article à vil prix et ainsi attirer la clientèle dans sa boutique, qui inévitablement achèterait d’autres articles et rendait la tactique rentable.
Le petit commerçant ne pouvait se livrer au même combat sans très vite mettre la clef sous la porte. Mais ne pas le faire aurait pour seul effet de retarder sa mort.
Le même raisonnement peut être appliqué au travail le dimanche. Si la clientèle prend l’habitude de faire ses courses le dimanche, ne serait-ce que par simple soucis de commodité, le commerçant ne pourra physiquement pas tenir la concurrence en travaillant 7 jours sur 7.
Il se trouve qu’au moment où l’on cherche à autoriser le travail dominical (même en le restreignant au départ, il n’empêche qu’on a mis le doigt dans l’engrenage), on se penche aussi sur le cas de la vente à perte, par le biais de la fameuse commission Attali. C’est la même logique.




















Très bien expliqué merci. Quelle régression…
site intéressant, je vous colle dans ma blogroll
Merci beaucoup !
Analyse subtile, certains en font indéniablement les frais outre-manche d’ailleurs, suffit de se rendre à Londres pour voir que la plupart des commerces ouverts le dimanche sont soit des bars, soit des grandes enseignes…