Les résultats du G20, encore une arnaque ?

   

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Réjouissances ultra-médiatisées et pléthore d’auto-satisfaction excessive : « Nouvel ordre mondial », « accord historique », « succès phénoménal », voilà quelques exemples de ce qu’on a pu entendre au sortir du G20. Le seul problème étant que nous commençons à être habitué à ce langage.
Y a-t-il de véritables décisions justifiant ces auto-congratulations et cette bonne humeur débordante ?

Unanimité médiatique en France

Impossible d’y échapper dans la presse hormis L’Humanité, omniprésente à le télévision et à la radio, il n’y a guère que sur internet que l’on pouvait trouver des avis plus sceptiques sur les résultats du G20. Parmi les blogueurs qui pointent justement les carences de ce G20, vous pouvez aller lire les articles  de Laurent Pinsolle, ou la très juste analyse « Un dernier verre pour la route » de Jacques Attali.

Les critiques aux États-Unis

Pour son premier sommet international, la presse américaine n’est pas vraiment satisfaite de la prestation d’Obama. C’est notamment la non-prévision de nouvelles mesures de relance qui déçoit. « Ils ont failli » à un moment où l’économie mondiale est en train « d’imploser », estime le New York Times (centre gauche), qui déplore que Barack Obama n’ait pas réussi à vaincre les réticences en la matière de la chancelière allemande Angela Merkel et du président français Nicolas Sarkozy.
Le manque de volontarisme d’Obama sur la question surprend. Mais il fallait à tout prix pouvoir afficher un accord unanime pour restaurer la confiance, quitte à tricher un peu.

Une liste des paradis fiscaux

Parmi les mesures prises, on a beaucoup parlé de cette liste. Sarkozy se félicitant même que « le secret bancaire [soit] révolu ». Regardons cette liste. Dans sa partie noire : Uruguay, Costa Rica, Malaisie, Philippines. L’Uruguay vient d’en être retirée. Il existe une liste gris clair et une gris foncé. Mais dans aucune ne figure La City, Les Îles Vierges américaines, Les Îles Anglo-Normandes, ou Hong-Kong. Et aucune sanction n’est prévue pour les pays y figurant. Si le problème n’étant pas si grave, on en rirait tellement la situation est ridicule.

Augmentation des dotations du FMI, en prévisions d’une aggravation de la crise

On triple les ressources du FMI. Sans ressources hormis la vente d’un peu d’or, donc l’argent à prendre sera encore une fois public, celui du contribuable, comme le souligne Jacques Attali dans l’article cité plus haut.
À quoi sert le FMI ? Non pas à relancer l’économie, mais à soutenir les pays en proie à des difficultés financières, en leur prêtant son argent à des conditions très strictes qui engluent le pays dans le système. Donc si on augmente autant les moyens financiers du FMI, c’est bien en prévision d’une aggravation de la crise. Bien sûr on n’insistera pas là-dessus, le message étant de réinstaurer la confiance à tout prix.
Signalons tout de même que le total des sommes engagées est de 5 000 miliars de dollars ($ 5 000 000 000 000 ) soit 10 % du PIB mondial… L’argent va finir par manquer.

Dans l’attente du prochain G20…

Toutes ces formidables mesures ne seront -normalement- mises en route qu’à l’occasion du prochain G20, prévu en septembre. Ce qui fait dire ironiquement au quotidien Russe Kommersant que « l’objectif principal de ce sommet était de fixer la date du prochain ».

La crise pourra-t-elle être réglée par celle qui l’ont provoquée ?

On ne change pas le système, on essaie de mieux le contrôler. Le « nouvel ordre mondial » dont parlait Gordon Brown n’était bien sûr qu’une plaisanterie. Mais comment peut-on penser faire autrement alors que ceux qui ont causé la crise sont toujours au pouvoir ?

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3 commentaires

  1. Samedi 11 avril 2009, le journal économique La Tribune publie un éditorial explosif en page 7 : « Banques : le grand mensonge ».

    Cet éditorial de Philippe Mabille est tellement compromettant pour les banques qu’il n’apparaît pas sur le site internet de La Tribune. Les autres éditoriaux de Philippe Mabille sont tous sur le site de La Tribune, y compris son éditorial du mercredi 15 avril 2009, mais l’éditorial du 11 avril a été censuré.

    Je recopie donc la fin de cet éditorial censuré :

    « Banques : le grand mensonge.

    Par un curieux retournement du destin, le climat boursier est, dans le même temps, redevenu favorable pour les banques. Un exemple frappera les esprits : le cours de la Société Générale s’est apprécié de 45 % par rapport au cours de 24,5 euros qui avait été proposé pour le plan de stock-options qui a tant scandalisé l’opinion. En déduire que la crise financière est derrière nous serait toutefois une grave erreur. Bien au contraire, le pire est encore à venir.

    Le calcul est assez simple à faire : en janvier 2009, le Fonds Monétaire International prévoyait 2 200 milliards de dollars de pertes mondiales pour les bilans bancaires. Ce chiffre a été réévalué à 4 000 milliards de dollars, dont un tiers seulement a été comptabilisé. La conclusion coule de source : les banques ne disent pas la vérité sur la réalité de leur situation. Et les autorités financières sont complices de ce grand mensonge, pour éviter de créer la panique.

    On le voit avec la forte tension qui règne aux Etats-Unis à propos des « stress tests » réalisés sur la solidité des banques américaines. Mentir pour la bonne cause, on retrouve là un peu le même scénario que celui du Crédit Lyonnais, où la Commission Bancaire et le Trésor avaient été accusés d’avoir fermé les yeux sur les comptes truqués de la banque publique.

    Mais, cette fois, ce n’est pas une seule banque qui est en cause, mais toutes les banques mondiales en même temps. De sorte que celle qui saura masquer ses pertes le plus longtemps sortira grande gagnante du jeu de poker menteur qui va maintenant succéder au théâtre du G20. »

  2. Aux Etats-Unis, la nouvelle norme comptable FAS 157-e commence à produire ses effets : comme par magie, les banques américaines présentent des résultats trimestriels en hausse miraculeuse !

    C’est de la magie !

    Aujourd’hui, les patrons des plus grandes banques françaises vont rencontrer Sarkozy à l’Elysée.

    Aujourd’hui, les patrons des grandes banques françaises vont se plaindre à Sarkozy.

    Ils vont lui dire que ce n’est pas du jeu ! Ils vont lui dire que l’Union Européenne doit elle-aussi adopter cette nouvelle norme comptable !

    Ils vont lui dire que les banquiers européens doivent eux-aussi pouvoir mentir sur l’état réel de leurs banques !

    Pourquoi se gêner ?

    Les banquiers américains ont obtenu que le Congrès change les normes comptables, donc les banquiers européens veulent magouiller eux-aussi !

    Un article à lire absolument :

    http://www.pauljorion.com/blog/?p=2638

  3. À bas les grands mondialistes qui se foutent de notre gueule!!

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