Ségolène Royal tombe dans le piège de Wikipédia
Décidément… Après les blogueurs politiques qui se font avoir par une fausse vidéo chinoise, voilà que Ségolène Royale paye sa crédulité et le manque de vérification de ses informations.
L’article entier est à lire sur Le Figaro.
C’était le 10 mai dernier. A l’occasion de la journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions, Ségolène Royal vante les mérites, sur sa page Facebook, d’un «dissident» local du capitalisme négrier, dont elle a entendu parler par son entourage. «Louis-Robert de l’Astran, humaniste et savant naturaliste mais également fils d’un armateur rochelais qui s’adonnait à la traite, refusa que les bateaux qu’il héritait de son père continent de servir un trafic qu’il réprouvait». La citation est rapidement reprise sur plusieurs blogs et sites, dont lepost.fr.
Problème : un historien-bibliothécaire rochelais qui s’est intéressé au personnage après avoir été interrogé à ce sujet par un étudiant, dément que le sieur de L’Astran ait jamais existé. «Je n’ai jamais vu ce nom-là. On ne peut vérifier aucun des détails qui sont donnés. Il ne figure sur aucun registre de l’époque pas plus que le nom du bateau de son père qui était armateur», explique Jean-Louis Mahé.



