Siné Hebdo s’arrête… Un journal en moins
Siné Hebdo s’arrêtera la 28 avril. Le dernier numéro de l’hebdomadaire sera vendu dans les manifestations du 1er mai en tant que « collector ». Il avait été lancé en septembre 2008, suite à l’éviction du dessinateur Siné du Charlie Hebdo. Philippe Val n’avait pas fait face à une accusation d’antisémitisme suite à un dessin sur Jean Sarkozy.
C’est bien dommage qu’un journal décide d’en finir, surtout quand celui compte un nombre honorable d’abonnés (37 000). Un journal fort qui assumait ses idées, souvent outrageuses. Et ça manque aujourd’hui, tant les journaux même soit-disant « rebelles » ne le sont que dans un sens acceptable. On s’offusque contre ce qui admissiblement réprouvable. Tant et si bien qu’à la longue on s’en fiche. Pour trouver quelque chose de mordant et novateur, il faut se tourner vers internet.
Ci-dessous le communiqué de Siné Hebdo :
Ainsi débute la Zone de Siné cette semaine.
Bien que le chiffre des ventes soit resté tout à fait honorable en ces temps de crise économique (37 000 ventes), Siné Hebdo perd chaque semaine de l’argent.
Tout aura été tenté : impression sur un papier moins cher, réduction des piges acceptée unanimement par tous les collaborateurs et appel aux dons lancé le 10 mars dernier.
Mais cela ne suffit pas. La décision a donc été prise de fermer le journal. On n’allait tout de même pas risquer qu’un administrateur judiciaire impose sa loi à Siné Hebdo! Cette aventure collective se devait d’être exceptionnelle jusqu’au bout.
Cependant, grâce à l’argent des généreux donateurs, Siné Hebdo sortira encore 4 numéros (en plus de celui-ci), et le dernier (28/04, n° 86) sera l’objet d’un enterrement joyeux lors de la manif du 1er mai où toute l’équipe de Siné Hebdo vendra ce collector en fanfare !
“Si c’est la fin de Siné Hebdo, ce n’est pas la fin des haricots ! (…) À côté des étrangers sans papiers, renvoyés comme des malpropres dans leur pays d’origine, (…), des pauvres hères obligés de roupiller dans des boîtes en carton près des poubelles, des chômeurs longue durée réduits à la mendicité (…), des milliers de paumés en cabane attendant des années pour être jugés… on est des petits vernis, des veinards, presque des privilégiés, nous ne l’oublions jamais (…)” Siné



dommage !!!